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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 21:37

Oui, le corps, car ce n’est ni le mien, ni le vôtre dont je veux vous parler. Ce corps qui depuis peu de temps recommence à prendre de l’importance dans les médias mais d’une manière différente d’auparavant. Ce qui m’intéresse c’est le traitement de celui-ci, bon ou mauvais, depuis le 20ème siècle. En effet, ce corps qui est sensé nous appartenir, nous appartient-il vraiment ? On aurait bien des raisons de se poser la question.

 

Depuis l’arrivée de la publicité et de la culture de l’image, j’ai l’impression que notre rapport au corps a complétement changé. Le corps n’a plus le même intérêt, il est désormais image et d’autant plus chez la femme. On constate assez aisément que les images dictent la forme du corps quand celui-ci devrait dicter la forme de l’image.

 

Il n’y a pas si longtemps, personne ne s’embêtait à penser à son ventre, ses hanches… etc. Lorsqu’on croisait une femme maigre dans la rue, on se disait « la pauvre ne peut pas se nourrir », ou une femme plus en rondeur, on disait « elle doit être dans une bonne situation, quelle chance ! », personne ne se posait la question de connaître son « IMC » (indice de masse corporelle pour ceux qui débarquent dans le monde de la diététique), tout ce à quoi on pensait était le PEM (Poids En Monnaie).  C’est incroyable, avant, la femme avait une dote (un prix comme pour un objet) et nos ancêtres se sont battues pour avoir le droit d’être autre chose qu’un objet cependant, on dit bien « chassé une habitude, elle revient au galop », nous y revoilà avec les femmes dépossédées de leur propre corps à cause d’un idéal dirigeant.

 

Aujourd’hui, lorsqu’on croise une femme maigre on pense aussitôt « qu’est-ce que j’aimerais lui ressembler » ou la variation « Wow ! » et tout le contraire pour une femme plus épaisse. Je me demande par quel moyen avons-nous atteint une telle folie de dire qu’une femme de 35 ans faisant du 32 est en meilleur santé que celle qui fait du 40 ou du 42. Chacune et chacun de nous a son métabolisme et notre corps réagira donc différemment à chaque chose que nous mangeons.

Ce qui me paraît réellement invraisemblable c’est que certaines personnes se privent de manger  afin de rester « svelte et fin(e) » quand d’autres meurent de faim et ne rêvent que d’une chose, les 75g de ces pâtes que tu refuses de manger parce que « ça fait grossir ». La télévision n’a de cesse de nous bombarder de flash d’information sur l’obésité, les maladies dues au trop mangé sans jamais nous dire de ne pas oublier que les féculents (pommes de terre, pâtes, riz…), par exemple,  sont aussi bons et sains qu’un bon plat de légumes frais. Certes il ne faut pas en abuser mais en même temps ne pas en manger ne vous permettra pas d’avoir l’énergie nécessaire pour tenir la journée. La clef est d’en manger, comme de tout, en quantité raisonnable (à sa faim tout en prenant garde de ne pas trop en manger). Le mot important est là-dedans le mot « équilibre »car, même s’il faut faire attention, il faut toujours prendre garde de ne pas rompre l’équilibre délicat de l’alimentation en augmentant ou en diminuant le poids d’un des côtés de la balance.

 

Une fois que vous aurez appliqué ce principe alimentaire, vous pourrez tenter d’en venir au second.

Le second est celui-ci : Le Nihilisme (ou l’art bien connu du « je m’en foutisme »). Il va falloir bien lire maintenant parce que ce que je vais vous dire pourrait vous choquez.

Commencez par vous lever, regardez-vous dans un miroir et observez-vous attentivement, si la larme point au coin de votre œil c’est que vous aussi êtes touchées par cette douce maladie du « je me compare trop à ce qui n’existe pas » ou « je me compare à des enfants de 12 ans pas formé(e)s ». En effet, vous avez un « problème » bien connu par les filles de tout âge, l’identification, c’est un mal très communément répandu. Comme manipulation des corps, il n’y a pas mieux. Il est clair que les corps montrés dans les magazines et publicités diverses  et variées ne sont absolument pas réalistes ou bien sont parfois complétement inventés, créés par la main de l’homme elle-même grâce à la technologie, et ne peuvent donc normalement être utilisé comme repère d’un idéal ou d’un « Must have » comme disent les américains.

 

Cependant, depuis quelques années, ces icones sont utilisées comme modèles à suivre à tout prix pour montrer que l’on a réussi. Au début, les femmes et hommes utilisés dans les publicités étaient à l’image de la société et l’individu lambda pouvait aisément s’identifier à ces images et de la même manière il se retrouvait dedans. Aujourd’hui, c’est complétement insensé, la société essaie de ressembler à l’image que donnent la télévision et la publicité. Je pense que cette manière qu’a la société d’imposer l’image d’un idéal impossible à atteindre transforme nos corps en « un corps » moulé sur une image. Ainsi, le corps n’appartient plus à celui qui l’habite mais à une idée surfaite d’idéal.

Aujourd’hui, j’ai constaté un inversement léger de la tendance que j’appelle « maigreur à tous prix », les femmes apparaissent désormais dans les magazines avec des corps un peu plus réalistes. L’utilisation de la retouche se fait plus floue, les graphistes des entreprises sont moins sollicités et des femmes plus rondes et moins « parfaites » apparaissent. Cependant, n’est-ce pas une nouvelle tentative d’idéalisation du corps à l’image de notre époque, le retour en force du vintage et de la mode du début 20ème, pour de nouveau manipuler les corps à travers les esprits ?

 

La question est, comment lutter contre ce mal qui touche une majeure partie de la population ?

 

J’ai constaté que moi aussi je suis esclave de ces images et je tente de lutter contre cette impression en faisant mon possible pour déceler la retouche image et l’irréalisme des jambes trop longues (par exemple). Ainsi, j’essaie d’avoir un regard plus léger sur moi-même et de plus écouter les remarques des gens autour de moi qui me disent que « non, je ne suis pas grosse, ni grasse… ». Je mange à ma faim, ce que j’ai envie de manger (d’ailleurs je mangerais bien une ratatouille), et je fais un peu de sport, sans me prendre tellement la tête. J’accepte que, à  bientôt 21 ans, je n’ai plus le corps de mes 15 ans et que ça n’aille pas en s’améliorant. Je me regarde et finalement je prends le risque de me voir telle que je suis, imparfaite mais pas si mal.

 

C’est inédit pour moi, mais je vous le conseille ça me fait changer, je m’ouvre plus facilement aux autres et j’essaie de prendre confiance en moi. Essayez de moins vous prendre la tête, tant que votre santé n’est pas en danger, regardez-vous en face sans à priori et cessez de vous comparer à votre voisin ou votre voisine (plus facile à dire qu’à faire, je sais). Vous êtes vous-même et c’est Votre  corps et pas celui d’un ou d’une autre. Prenez-en soin et acceptez-le, vous verrez la vie vous le rendra !

 

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et je vous dis, sur un air de jazz,

A tantôt tout le monde.

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